Le tunnel d'or, mon ange, mon ange

Regarde, il gèle
Là, sous mes yeux
Des stalactites de rêves
Trop vieux
Toutes ces promesses
Qui s'évaporent
Vers d'autre ciels
Vers d'autres ports

Et mes rêves s'accrochent à tes phalanges
Je t'aime trop fort,
Ca te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t'aime trop fort
Mon ange, mon ange

De mille saveurs
Une seule me touche
Lorsque tes lèvres
Effleurent ma bouche
De tous ces vents
Un seul m'emporte
Lorsque ton ombre
Passe ma porte

Et mes rêves s'accrochent à tes phalanges
Je t'aime trop fort,
Ca te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t'aime trop fort
Mon ange, mon ange

Prends mes soupirs
Donne-moi des larmes
A trop mourrir
On pose les armes
Respire encore
Mon doux mensonge
Que sous ton souffle
Le temps s'allonge

Et mes rêves s'accrochent à tes phalanges
Je t'aime trop fort,
Ca te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t'aime trop fort
Mon ange, mon ange

Seule sur mon socle
En équilibre
Mes poumons pleurent
Mon coeur est libre
Ta voix s'efface de mes pensées
J'apprivoiserai
Ma liberté

Et mes rêves s'accrochent à tes phalanges
Je t'aime trop fort
Ca te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t'aime trop fort
Mon ange, mon ange
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# Posté le lundi 02 novembre 2009 12:49

Modifié le lundi 02 novembre 2009 13:27

N'aie pas peur, je ne te veux pas de mal. Je n'ai plus la force de me battre contre toi, alors je te fuis, comme une lâche.

N'aie pas peur, je ne te veux pas de mal. Je n'ai plus la force de me battre contre toi, alors je te fuis, comme une lâche.
T'imagines tu dans une auto, siège arrière, tranquillement roulant sur une petite route bordée de champs s'étendant à perte de vue. Tu te sens restreinte, comme on presse un agrume. Tu ne te sens pas vraiment à ta place, personne ne te tient, à personne n'es tu accrochée. Tu sais que, quoi qu'il arrive tu n'as pas énormément à laisser, mis à part la musique, qui t'obsède, et ta vie bien sur, car tu sais que ces moments de tristesse ne forgent que ton adolescence. Tu sais que tout retombera lentement, et que tu te sentiras bien joyeuse. Tu n'es pas depressive ou autre sottise dont on peut croire que tu veuille l'être. Tu ne te souhaite pas de peine supplémentaire, malgré que tu es le temps, eh oui le temps, tu n'as que cela. Tu t'ennuies dans ta chambre, tu penses à la seule chose qui t'anéantirai pour toujours, si celle-ci se produisait. Tu as peur, seule dans le noir, ou le soir tard, quand personne n'est là pour te protéger, te guider dans la pénombre. Tu veux changer de tout, ou juste commencer, un petit bout que tu n'as pas assez bien réussie. Tu caches bien tes papiers, tous ces mots qui ne paraîtront jamais, par peur, peur de tout. Et tu es toujours dans le véhicule, qui continue sans doutes quelconques, son chemin si bien indiqué. Tu te sens vide. Tu ne ressens plus rien. Tu ne sais pas à quoi songer. Tu ne veux pas dormir. Tu n'aimes pas dormir, il y a du monde autour. Tu as simplement peur de louper quelque chose ; une blague, une discussion intéréssante. Tu vois à quel point ton ennui instantané se dévoile. BAM!
Le néant. Tu sens ton esprit noircir, s'endurcir. Tu es comme un bloc de béton. Ce fut le plus beau choc. Tu as enfin la chance que tu espèré toutes ces nuits. Mon Dieu, quel soulagement. Tu es épanouie. Tu ne ressens plus rien. Tu es complètement vide. Comme il y a quelques courts instants, mais là c'est différent, c'est plus profond, c'est une joie sans fin. Tu souffres, physiquement tu as mal. C'est normal, c'est l'accident. C'est la voiture, celle d'en face, elle a juste enfoncer légèrement l'avant du véhicule. Ta portière est entièrement cabossée, définit du panneau, s'étant planté dans ta hanche. Voilà d'où vient la douleur. Ta tête aussi, tu sens comme des tambours qui retentissent en ton intérieur. Tu es tellement ravie, tu ne sens presque plus le sang chaud qui glisse le long de ton cou, tordu. Tu ne sens presque plus la vive douleur qui te vient de la hanche, ni l'atroce odeur d'essence qui te monte au nez. En effet, tu es inconsciente. Tes sens marchent parfaitement, tu vois, sens, ressens, ouie chaque chose autour de toi. Seule ton être reste inerte. Tout le monde va bien, tu le souhaité évidemment dans ton espoir irréfléchie, personne ne devait partir avec toi. Tout est en faite comme tu l'avais rêvé, n'est ce pas merveilleux? Oui, oui ça l'est. C'est somptueux, une telle réussite. Tes lèvres donnent l'impression de se crispées en un sourire. Tu ne ressens rien de très violent, tu es ensevelie dans un nuage infini de doux coton. Personne n'a jamais eu cette sensation, personne ne l'aura jamais. Elle est unique, tu es unique. Ce moment est tout à fait unique. Savoure, savoure ta triomphale victoire. Elle aussi est unique. Tu n'as plus rien a regretté, comme tu l'avais redouté. Puisque tout s'est déroulé comme tu l'avais soigneusement préparé, mentalement. Ou peut-etre oublies-tu une chose, pourtant essentielle. As-tu pensé à la souffrance, la véritable qui te fais devenir fou, celle dont tu ne pourras jamais te débarrassé, celle que tu procurerait aux peu de personnes qui t'aiment? Celles qui t'aiment, pour te suivre dans cette tragédie, si seulement tu leur avais laissé le choix de se joindre à toi. Heureusement tu ne l'as pas fait. Mais tu laisses plusieurs personnes dans une profonde douleur, d'où tu ne ressors qu'avec d'abominables songes hantés, et pour les plus malchanceux, d'où tu ne ressors jamais. Oui, tu y a pensé à cela. Tu as en faite bien réffléchie. Tu as décidé de rester sous le chao de l'existence, ignorante, lâche, courageuse, forte, d'avoir pu y aller. Mais tu reste une lâche, tu reste fuyante devant tant d'ennuis. C'est très peu, tu t'en rends bien compte. Mais tu vas tout de même revenir, quand tu auras décidé que le temps t'appelle, qu'il hurle ton nom de ne plus le combattre. Il te trompera, te mentira, et te gachera peut-être tout. Mais il reste le temps, et sous ton nid d'ignorance tu ne t'aperçois pas que sans toi, il est malheureux, malheureux de se battre contre des vrais courageux, qui le défieront, mais qu'il abattra toujours. Et je trouve, que tu as eu bien raison, de partir loin d'ici, car à ta place j'aurais fait la même chose, peut-être une erreur, ou une délivrance d'âme. Et je l'ai fait, j'ai fait tout ce que tu viens de m'écrire, parce que c'est à moi-même que j'écris. J'écris mes plus profondes envies, celles qui ne se réaliseront peut-être jamais. Et je suis bien consciente maintenant, que celle-ci est l'une des plus terrifiante.
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# Posté le dimanche 01 novembre 2009 11:16

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 11:34

Envie de meurtre, de meurtre de soi

Quand j'entrai dans la salle des voyageurs de la gare de Loubain, mon premier regard fut pour l'horloge. J'avais à attendre deux heures dix minutes l'express de Paris.
Je me sentis las soudain comme après dix lieues à pieds ; puis je regardai autour de moi comme si j'allai découvrir sur les murs un moyen de tuer le temps ; puis je ressortis et m'arrêtai devant la porte de la garde, l'esprit travaillé par le désir d'inventer quelque chose à faire.

Je ne faisais toujours rien, après quinze longues et excessives minutes. Rien ne m'inspirait, rien ne me tentait, même pas ces magasins aux larges portes ouvertes laissant entrevoir une petite étagère débordant de journaux. Je ne trouvai rien d'intéressant à observer les autres passagers, à lire et relire un des papiers posés sur la tablette, à droite de chaque rang de chaises, un des nombreux papiers qui expliquait le fonctionnement de la gare, et vantait les mérites de l'exploitation de céréales qui se trouvait derrière l'industrie mécanique, tout près de la gare.
J'attendai encore et encore que l'aiguille de l'immense horloge ait bougée. Jusqu'alors. Jusqu'à ce que je vois cette fillette, cinq ans je lui aurais donné, un visage pâle, des cheveux blonds dorés qui lui donnaient une allure de poupée, avec sa petite jupe verte anis, saillant à merveille ses jambes de porcelaine. C'était le portrait miniature de la femme qui lui tenait la main, sa mère sûrement. Jamais elles n'auraient dû être là, dans cette gare, jamais je n'aurais dû y songer, cela faisait déjà deux ans, jamais jusqu'alors je n'y avais vraiment repenser, à ce tragique accident, à ma fille, ma femme. Mais c'était impossible, ces deux demoiselles qui se baladaient, c'était les-mêmes, ma fille, ma femme comme ci elles étaient revenues me chercher, me récupérer. Parce que "Le Paradis sans toi ce n'est que l'Enfer.", la dernière phrase dont m'avait fait part Anna, ma femme allongée dans le brancard de l'ambulance, mourante d'une balle perdue, enfonçait dans son coeur. Ma fille à mon côté, regardant tout comme moi sa mère, l'amour de ma vie, dépérir, des larmes roulant silencieusement au creux de nos visages. Lily ne comprenait pas à l'époque, et pourtant, de me voir aussi attristé la faisait pleurer. Mais pas comme une enfant punie, comme une enfant assistant au malheur de son père.
Et puis, un an plus tard, se fut son tour, sur le quai de cette gare elle alla rejoindre sa mère. Sa petite balle rose que je lui avait offerte pour Noël, qu'elle gardait toujours avec elle. Celle-ci lui glissa des mains roulant jusqu'aux rails à quelques centimètres plus bas du quai. Sous mes quelques secondes d'inattention, plongé dans le trajet du prochain train, elle sauta récupérer son jouet maintenant planqué sous les barres de fers qui tenaient les planches de bois des rails.
Tout à coup je revins dans le vrai, me retrouvant sur le quai exactement au même endroit que l'an passé, prenant connaissance de l'heure d'arrivée de mon train inscrit en chiffres digitales sur un panneau accroché au toit inférieur du préau, qui couvrait les bancs métalliques. Et j'entendis le bruit de la vapeur s'échappant de la cheminée, je sentis le charbon brûlé, le même son, la même odeur qui m'avaient prévenus, un an auparavant, de l'arrivée du train, de la mort de ma fille, de ma mort à présent. Ma vie avait été sombre pendant tant d'années, moi-même annéanti. Je préférais un décés voulu, heureux à une vie sans joie, innaprécié. J'allais enfin les retrouver, elles étaient venues me chercher, c'était ma délivrance, enfin. Pas un suicide, juste une deuxième chanse d'être comblé.
"Le Paradis sans toi ce n'est que l'Enfer." Je sais mon amour, c'est pour cela que j'arrive, je reviens à toi, je reviens à Lily.
"Je vous aimerai toute ma vie, jusqu'à ma mort." Je vous l'avais promi, pour l'éternité je vous aimerai. Ensemble nous vivront le plus grand des bonheurs, ce sera encore plus beau que le Paradis.
Envie de meurtre, de meurtre de soi
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# Posté le vendredi 09 octobre 2009 17:36

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 14:25

Nous sommes les laideurs de l'humanité

Nous sommes les laideurs de l'humanité
Ces textes mal écrits, ces mots aussi faux que leur sens, ces "pour la vie" qui se terminent après un an et ces amitiés qu'ils ne pensent en rien. Mais où vas-t-on avec ces mensonges absurdes ? Nous ne sommes pas fichus d'avouer ce qu'on ressens réellement. Pas fichus de montrer notre réprobation par peur de n'avoir besoin de quelqu'un que l'on hait, au cas où. On se dit qu'il vaut mieux être seul que mal accompagné mais nous n'agissons pas. C'est vrai, être seul ça fait mal, ça fait sans amis. Alors on rejète, on parle, on abuse. On a tort mais c'est mieux comme ça, ainsi nous avons plus d'amis mensongers. Focul ? Non hypocrite convient mieux. Parlons nous dans le cul des gens ? Non nous exprimons juste notre opinion à d'autres. Mais d'où viennent alors ces mots sans valeur ? De nous bien sur, de nos mensonges sans vergogne. Nous sommes vraiment nuls, tous. Nous ne savons plus dialoguer sans ouvrir un dictionnaire. Nous ne savons plus écouter les paroles intelligentes qu'ils citent. Teston ? Non doué. Et si nous réfléchissions un peu à ce qu'on est. Si on prenait exemple sur les générations en arrière, celles où tout le monde s'aimer, ou personne ne juger encore. Peut-être arriverions-nous à mettre en place une véritable union.
Solidarité ? Oui.
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# Posté le mardi 01 septembre 2009 09:36

Tu le sais, tout est aléatoire.

Tu le sais, tout est aléatoire.
Pourrais tu faire quelque chose pour moi ? C'est quelque chose de facile, un peu impossible mais tout de meme envisageable. C'est assez dure de trouver quelqu'un pour m'aider, alors je te le demande à toi.
Pourrais tu me ramener au Paradis ? Tu le sais, j'y étais il y a quelques jours. C'est là bas que j'ai revie, tu le sais. Je n'ai pas dit que ce que j'ai vécu était mieux que toi, ni que c'était parfait. J'ai juste eu une révélation, une sorte de renaissance. J'ai tout compris, pour la première fois. Mais je n'ai pas eu le choix, tu le sais, j'ai du tout quitter, laisser la joie, mon bonheur, certaines personnes.
Tu te souviens, quand j'étais enseveli sous cette eau, quand je me sentais tellement bien, quand j'ai voulu y rester. Tu le sais, j'ai hésité. J'ai tout de meme penser à ce qui m'attendais, le Paradis. J'aurais pu y rester pour toujours ou pour un instant. Tu le sais, je me suis rappelé le mien, mon Paradis, celui qui m'attendais si j'en sortais. Alors j'ai choisi l'instant. Mais alors pourquoi ai je hésité ? Une de moins, une de plus. Tu le sais, je le sais. C'était la plus belle semaine de l'année, voilà pourquoi. J'ai donc repensé a mon Paradis, il m'attendait sur la plage. Et puis, tu te souviens, je me suis allongée sur le sable brulant, seule, avec le soleil bouillonant frolant ma peau. J'étais tellement bien là aussi, aussi bien que dans cette eau. J'aurais voulu y rester pour l'éternité, seule. Mais mon Paradis m'attendais, une fois de plus. Alors je me suis relevée et je suis allée le rejoindre. Mais dans ce cas que fais-je là ? Pourquoi suis je couchée sur ce lit, je voudrais être couchée sur cette plage. Pourquoi suis je donc dans cette si petite ville, je devrais être dans cette grande maison. Pourquoi suis je devant cette ordinateur, j'aimerai être devant Audrey. Et pourquoi vais je pleurer en l'écrivant, je préfèrerais sourire en y pensant. Tu le sais, j'étais heureuse. Je le sais, j'ai étais bien trop heureuse, cela débordait de joie. C'est pourquoi maintenant j'en suis autant malheureuse. Je ne regrette pas qu'on m'est trop donné, J'en remercie. Et je ne veux pas qu'on me donne encore, j'ai eu bien assez, j'aimerai en faire profiter. Tu le sais, ça plus qu'autre chose, je suis masochiste et égoïste.
Essaies tout de meme, Pourrais tu me ramener au Paradis ?
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# Posté le lundi 31 août 2009 06:00

Modifié le jeudi 03 septembre 2009 12:09